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Charnier de Gossi au Mali : le démenti de l’armée française

Avec agences
29 avril 2022

L'armée française rejette les accusations de violation de l'espace aérien et d'espionnage formulées à son encontre par les autorités maliennes de transition.

Soldats français de l'opération Barkhane non loin de Gossi
Soldats français de l'opération Barkhane non loin de GossiImage : Daphné Benoit/AFP/Getty Images

L'armée française a diffusé le 21 avril des images de ce qu'elle affirme être des mercenaires russes en train d'enterrer des corps de civils près de la base de Gossi, dans le centre du Mali. La junte malienne a accusé l'armée française d'espionnage et de "subversion". Elle a déclaré avoir "constaté depuis le début de l'année plus de cinquante cas délibérés de violation de l'espace aérien malien par des aéronefs étrangers, notamment opérés par les forces françaises".

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"Nous réfutons toutes ces accusations" (Pascal Ianni)

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"Quand on nous accuse de violation de l'espace aérien et de survol illégal de la zone de Gossi, le 19, le 20 et le 22 avril, on était dans notre bon droit puisque Gossi n'était pas dans la zone d'interdiction temporaire (ZIT)" de survol, a déclaré le porte-parole de l'état-major des armées, le colonel Pascal Ianni au cours d’un point de presse à Paris, le 28 avril.

Il ajoute que toute une zone, incluant celle de Gossi, avait été initialement interdite de survol le 13 janvier parce que les mercenaires du groupe privé russe Wagner y opéraient au côté des forces armées maliennes (FAMa). 

Selon le colonel Pascal Ianni, après l'attaque de Mondoro (centre) au cours de laquelle les FAMa ont perdu plusieurs dizaines d'hommes le 4 mars, la zone a été réduite "de manière à ce qu'on puisse conduire des missions de réassurance au profit des forces armées maliennes".

Cliquez sur la photo (ci-dessus) pour écouter l’intégralité de l’interview.

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