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À Kidal, les écoles fermées malgré la reprise des cours

Mahamadou Kane
11 novembre 2025

Au Mali, les cours ont repris lundi (10.11.2025) après deux semaines d’interruption due à la crise du carburant, mais les enseignants de Kidal n’ont pas encore regagné leurs postes.

Mali Bamako 2021 | Des élèves devant une classe d'ecole
Depuis le mois de septembre, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, organise au Mali un blocus sur le carburant importé des pays voisins, qui perturbe fortement le pays et bloque les écoles. Image : Nicolas Remene/AFP/Getty Images

Dans la région de Kidal, les enseignants n’ont toujours pas regagné leurs postes, alors que la reprise des cours est prévue d’ici au 15 novembre.

Face à cette situation, l’académie d’enseignement de Kidal les a officiellement sommés de revenir à leurs bases à la mi-novembre, afin de préparer efficacement le retour en classe et garantir le bon déroulement de l’année scolaire.

"Dans un premier temps, il faut trouver des bus, par exemple, à partir de Bamako pour rejoindre Sévaré, dans le centre du pays, à environ 600 kilomètres de la capitale. De Sévaré, il faut ensuite des bus pour aller à Gao, dans le nord, soit à environ 1 200 kilomètres. Enfin, de Gao, il faut trouver un moyen pour rallier Kidal, à plus de 300 kilomètres", a expliqué Kassim Sanogo, enseignant et coordinateur régional adjoint du Syndicat national des enseignants de Kidal.

Si les cours ont repris à Bamako et dans plusieurs villes de l'intérieur, des enseignants manquent à l'appel dans des écoles en milieu rural, faute de carburant pour rejoindre leurs postes ou à cause de l'insécurité.Image : Nicolas Remene/AFP/Getty Images

Les conditions des enseignants

Les enseignants posent comme condition à la reprise des cours la possibilité d’effectuer le voyage par avion à cause de l’insécurité par voie terrestre.

Pour Abdoulaye Salam Maiga, secrétaire général de la Fédération de l’éducation, des sports, des arts, de la recherche et de la culture (Fenarec), un transport aérien serait la solution.

"Les enseignants ne refusent en aucun cas de rejoindre leurs postes. Nous demandons simplement un moyen aérien sécurisé pour rejoindre nos lieux d’affectation", a-t-il précisé.

En 2024, l’armée de l’air avait déjà organisé des vols pour ramener les enseignants à Kidal à la reprise des cours.

Nous avons contacté un cadre du ministère de l’Éducation nationale. Selon lui, la date butoir du 15 novembre reste toujours valable pour les enseignants de Kidal, qui doivent rejoindre leurs postes à cette date pour une reprise des cours prévue le lundi 17 novembre prochain.

 

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