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Mali : plus de 600 ex-combattants désarment (DDR-I)

Mahamadou Kane
7 août 2026

Mali : plus de 600 ex-combattants ont rejoint l’armée dans le cadre du DDR-I. Le programme prévoit à terme l’intégration de 2.000 anciens membres de groupes armés et milices.

Mali Ménaka | Des combattants du Gatia lors d'une opération de désarmement en 2020 (archive)
Ce n'est pas la première fois que des groupes armés s'engagent à désarmer, au MaliImage : Souleymane Ag Anara/AFP

Au Mali, plus de 600 combattants issus des milices armées du Centre et des groupes armés du Nord ont rejoint les rangs de l’armée régulière. Cette réintégration s’inscrit dans le cadre du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration (DDR-I) piloté par le ministère de la Réconciliation nationale.

Parmi ces nouvelles recrues figurent plus de 300 combattants du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), un groupe proche des autorités de la transition malienne. Après avoir achevé leur formation, ils doivent désormais intégrer les Forces armées maliennes (FAMa).

Un objectif de 2.000 recrutements

Pour Ilyas Ag Siguidi, porte-parole du MSA, le processus suit son cours malgré les défis inhérents à une opération de cette ampleur. Il explique qu' "en tout, il s’agira pour l’Etat malien de recruter (environ) 2.000 ex-combattants dans l’armée malienne au grade de soldat de 2e classe. Parmi ceux-ci, 30 chasseurs traditionnels dozos (ou donsos en bambara, ndlr), 137 combattants des mouvements peuls et près de 400 ex-combattants des mouvements armés du Nord."

Cette nouvelle vague d’intégration s’inscrit dans la continuité des efforts engagés ces dernières années pour favoriser le retour à la paix et renforcer les capacités des forces de sécurité nationales.

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Des défis persistants pour la stabilisation

Selon Aly Tounkara, directeur exécutif du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel, le DDR-I a déjà permis plusieurs avancées, mais son succès dépendra de sa mise en œuvre sur le long terme.

"On se rappelle qu’en août 2021, il y avait plus de 1.300 combattants qui avaient été intégrés par l’Etat du Mali dans les différents corps de l’armée et certains ont été insérés professionnellement, déclare le chercheur. La dynamique s’est poursuivie, même après le départ de la Minusma, à travers le DDR-I qui a favorisé le recrutement d’un nombre important d’éléments des groupes armés et des milices d’autodéfense."

Le programme prévoit également la prise en charge d’environ 1 000 autres combattants dans le cadre de la réinsertion socioprofessionnelle, une étape considérée comme essentielle pour consolider durablement la paix et prévenir le retour à la violence.

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