Les Nations unies en quête de financements
22 septembre 2025
Cette semaine, les dirigeants de ce monde et le gratin de la diplomatie mondiale seront à New York pour la semaine de réunion de l'Assemblée générale de l'Onu.
Le conflit au Proche-Orient, le débat sur la reconnaissance d'un État palestinien, la guerre en Ukraine, le nucléaire iranien : autant de sujets d'actualité qui vont rythmer la semaine, avec les prises de parole des chefs d'État et de gouvernement à la tribune de l'Assemblée.
Si les conflits et les défis, dont le changement climatique et l'aide au développement, ne manquent pas, ce qui manque, c'est l'argent pour agir au niveau mondial.
L'Organisation des Nations unies souffle cette année ses 80 bougies. Mais l'heure n'est pas vraiment à la fête. Et les parts du gâteau onusien sont de plus en plus petites.
2.500 suppressions de postes envisagées
Le secrétaire général a proposé aux États membres de réduire d'environ 15 % le budget ordinaire de l'organisation pour l'année prochaine. Cela voudrait dire 2.500 suppressions de postes.
Antonio Guterres assure que ces coupes seront réparties sur les trois piliers de l'Onu, à savoir la paix et la sécurité, les droits humains et le développement durable.
Les premiers contributeurs à ce budget ordinaire sont les États-Unis et la Chine, selon un système de quote-part. Or, Washington accumule les arriérés et n'a rien payé depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, selon l'Onu.
En 2024, la Chine, n'avait payé son dû que fin décembre.
A ce problème de liquidités chronique s'ajoute la peur que l'administration américaine ne poursuive ses coupes budgétaires dans l'aide internationale.
Car l'Onu, c'est une multitude d'agences spécialisées, de fonds et de programmes, qui ont des budgets séparés.
On peut citer l'Organisation mondiale de la santé, l'OMS, l'Unicef et l'Unesco, l'Organisation internationale du travail, le Programme alimentaire mondial, l'OIM pour les migrations, ou encore les Hauts-Commissariats aux droits de l'homme et aux réfugiés.
L'Onu précise que "l'essentiel de leurs ressources provient de contributions volontaires versées par les gouvernements, mais aussi par des particuliers, comme dans le cas de l'Unicef".
Or, les États-Unis ont décidé de se retirer d'un certain nombre d'agences, comme du HCR, dont le budget dépendait à 40 % de l'aide américaine. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés pourrait ainsi supprimer entre 3.000 et 4.000 emplois dans le monde.
Mike Walz, peu favorable à l'Onu
Enfin, il y a les opérations de maintien de la paix. Antonio Guterres avait appelé, dès le mois de mai, à respecter leur financement, alors que les "conflits n'ont jamais été aussi nombreux". Là aussi, les États-Unis sont les premiers contributeurs.
L'ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump, Mike Walz, est censé devenir le nouvel ambassadeur américain aux Nations unies. Nommé en mai, il est toujours en attente d'être confirmé dans ses fonctions par le Congrès.
"Les Nations unies sont pléthoriques et comptent aujourd'hui plus de 80 agences dont les missions se chevauchent et gaspillent les ressources", a dit Mike Walz, lors de son audition devant le Sénat, précisant qu'il s'engagera à œuvrer en faveur d'une réforme du maintien de la paix et de ces missions qui "coûtent des milliards de dollars".