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Niger : le Parlement pour l'accueil de troupes étrangères

Avec agences
22 avril 2022

Par une très large majorité, les députés nigériens donnent leur feu vert pour le redéploiement dans le pays, des forces Barkhane et Takuba retirées du Mali.

Photo d'archives : des soldats de l'opération Barkhane au Burkina
Image : Philippe De Poulpiquet/MAXPPP/dpa/picture alliance

131 voix pour, 31 contre : sans surprise, l’Assemblée nationale du Niger a donné son aval pour le redéploiement des forces étrangères sur le territoire nigérien dans la lutte contre le terrorisme.

"Nouer de nouveaux partenariats ne remet nullement en cause notre souveraineté sur le territoire national", a déclaré le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou devant les 166 parlementaires. 

Niamey estime que le retrait des armées étrangères du Mali a des conséquences pour le NigerImage : Issouf Sanogo/AFP/Getty Images

Face à la défiance grandissante d’une partie de la population et d’ONG qui dénoncent "des forces d’occupation" présentes au Niger, le gouvernement a ainsi voulu mettre fin à la controverse en soumettant la question au Parlement.

A (re)lire également : Le départ de Barkhane du Mali, un réel défi logistique

Selon Ouhoumoudou Mahamadou, le Niger "est quasiment encerclé par les groupes armés terroristes", alors que le pays lutte comme ses voisins contre les mouvements djihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique.

Enjeu régional

Lors dela visite de la chef de la diplomatie allemande Annalena Baerbock au Mali puis au Niger (12 au 15 avril), le chef du gouvernement nigérien avait estimé que le retrait des forces française Barkhane et européenne Takuba du Mali, augmentait le risque de la menace djihadiste dans la région.

 

Lors de sa visite au Niger, Annalena Baerbock est allée visiter un camp de réfugiés maliensImage : Richard Walker/DW

Le Niger partage quelque 800 km de frontière commune avec le Mali et compte ainsi mettre en place "de nouvelles implantations de forces spéciales étrangères" au "plus près des théâtres d'opération" près du Mali, selon les termes du Premier ministre. Niamey est ainsi disposé à accueillir d’autres forces que celles déjà présentes, notamment les armées françaises et américaines qui ont des bases militaires à Niamey et dans la région d'Agadez.

A (re)lire également : La réorientation nécessaire des missions étrangères au Mali

Selon le député de la majorité Yacine Ben Mohamed, "le Niger seul ne peut mener cette guerre, la recherche des partenaires s'impose nécessairement et nous avons fait notre choix, celui de la France".

Pour sa part, le député de l'opposition Soumana Sanda affirme ne pas vouloir "donner un blanc seing au gouvernement", évoquant "des zones d'ombre".