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Niger: un centre de prise en charge des enfants en détresse

Maimouna Amadou
24 février 2026

À la commune 5 de Niamey, un centre d'accueil et d’hébergement, mais aussi de formation professionnelle et de réinsertion sociale, prend en charge des enfants qui ont été victimes de violences et d’abus.

Des femmes dans un hôpital de Niamey pendant la Covid-19
Des femmes dans un hôpital de Niamey pendant la Covid-19Image : Nicolas RemeneAFP/Getty Images

Ce centre accueille aussi les déplacés internes qui ont fui les régions touchées par les attaques djihadistes.
Adamou Noma Aissatou, connue sous le pseudonyme de Ana Tchanga, a décidé de tendre la main à ceux qui en ont le plus besoin. Depuis quelques mois, plus de 25 enfants, tous âgés de moins de 15 ans, vivent dans ce centre d’environ 1 000 m2, situé en périphérie de l’arrondissement communal Niamey 5.

Les conditions de vie n'y sont pas faciles, notamment en raison de l'absence d’eau potable.  

Les équipes du centre s’efforcent toutefois d’offrir aux enfants un environnement stable, où ils peuvent se sentir en sécurité et développer leurs compétences. 

"Aujourd’hui, dans le centre, nous avons quatre types d’enfants : les orphelins, les déplacés internes, les enfants qui ont des difficultés familiales et les enfants de la rue. Ceux qui sont en âge d’aller à l’école, je les inscris à l’école. Ceux dont l’âge dépasse, je les forme en couture, en agro-alimentaire, en mécanique auto et en maçonnerie. Les difficultés que je rencontre dans le centre, c’est que lorsque j’ai des enfants malades, à chaque fois, on m’appelle de leur école pour me demander de venir les chercher. Un autre problème est que nous sommes dans un quartier où nous n’avons pas accès à l’eau potable. À chaque fois, il faut qu’on parte chercher de l’eau ailleurs" explique  Adamou Noma Aissatou.

Le reportage de Maimouna Amadou à Niamey

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Une histoire commune
 

Mahamadou Issaka et Imole Kombari sont deux enfants hébergés dans ce centre. Le premier est Burkinabè et le second vient du village d’Alambaré, à la frontière du Burkina Faso. Ils nous racontent leur histoire.  

"Je suis un déplacé du Burkina. J’ai fui l’insécurité pour venir à Niamey. J’ai longtemps erré dans les rues de Niamey, avant qu’on m’inscrive dans ce centre. On s’occupe bien de moi" témoigne  Mahamadou Issaka.

"Je viens du village d’Alambaré. J’ai quitté seul le village, car j’ai perdu mon père. Dans l’attaque de mon village, les djihadistes nous ont chassés et ont pris tous nos animaux. J’ai beaucoup marché et j’ai souffert. À Niamey, j’ai été approché par un monsieur qui m’a conduit au centre. J’ai été inscrite à l’école, je mange bien et j’ai de nouveaux amis" raconte   Imole Kombari.

Malgré le manque de moyens, le centre continue d’accueillir les enfants, grâce notamment au soutien des autorités communales Niamey 5 et des bonnes volontés. À l’avenir, Ana Tchanga souhaite élargir son aide à d’autres bénéficiaires, comme les veuves et les femmes déplacées internes. 

Maimouna Amadou Correspondante DW à Niamey
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