Nouvelles routes de migration vers l'Europe
26 août 2010
Il y a d’abord une "route nord" depuis la Turquie qui passe par la Bulgarie, la Roumanie et file vers l'Europe du Nord. Elle est généralement empruntée par des Afghans, des Somaliens et des Erythréens. Et une "route sud”, via la Grèce en direction de l'Italie, la France et l'Espagne.
Pour éviter également d’être repéré par les radars, les passeurs ont aussi changé de moyens de transports. Plus de bateaux à moteur qui vont vite, font du bruit et peuvent être par conséquent rapidement identifiés par les radars. Depuis le début de l’été, de nombreux passeurs ont opté pour des voiliers pour la plupart construits en Turquie et battant pavillon américain, français voire finlandais.
Pour les passeurs de clandestins, cette nouvelle modalité permet de dépister les patrouilles policières qui sillonnent les cotes italiennes. Sauf que les autorités italiennes ont vite compris l’astuce. Pour preuve, sept bateaux ont été saisis depuis le mois de juin, 17 passeurs arrêtés dont 13 turcs et trois cent clandestins bloqués.
Et la semaine dernière, 120 immigrés clandestins en provenance d'Irak et d'Afghanistan arrivés à bord d'un yacht de luxe on été bloqués en Calabre par les autorités italiennes. En somme, ces nouvelles modalités confirment que le trafic de clandestins en mer méditerranée continue avec des gestions et des routes différentes.
Il y a donc de quoi alimenter les discussions entre Silvio Berlusconi et le colonel Kadhafi qui sera lundi prochain à Rome.
Auteur : Ariel F. Dumont (Rome)
Edition: Ph.Pognan