Sommet sur la médecine traditionnelle, ce qu'il faut retenir
19 décembre 2025
Organisé conjointement par l'Organisation mondiale de la santé et le gouvernement de l'Inde, le deuxième Sommet mondial de l'OMS sur la médecine traditionnelle s'est tenu à New Delhi, en Inde, du 17 au 19 décembre 2025. Pour cette rencontre, plus de 100 pays étaient représentés. L’objectif de la rencontre : allier savoirs millénaires et innovations scientifiques pour offrir des soins plus sûrs, personnalisés et accessibles, tout en renforçant la réglementation et l’intégration des pratiques traditionnelles dans la santé moderne.
Une médecine accessible et abordable
L'ensemble des savoirs, pratiques et croyances ancestrales des cultures, utilisant des plantes, des minéraux, des animaux, des techniques manuelles et spirituelles pour maintenir la santé, prévenir et soigner les maladies physiques et mentales, c'est ainsi que l'on définit la médecine traditionnelle, souvent nommée également médecines douces ou alternatives. Une médecine que l'OMS souhaite désormais mieux encadrer pour plus de sécurité et d'efficacité.
Dans beaucoup de pays, la médecine traditionnelle reste la principale source de soins de santé. Elle est accessible localement, abordable et adaptée à la culture et à la biologie. Alors que dans un monde près de la moitié de la population mondiale, soit 4,6 milliards de personnes, n’a pas accès aux services de santé essentiels, près de 90 % des États membres de l’OMS déclarent que 40 à 90 % de leur population se tournent vers les médecines douces ou alternatives. Ceci alors qu'on estime par ailleurs que plus de 2 milliards de personnes, ont des difficultés financières pour accéder aux soins de santé.
La question de l'intégration dans les systèmes de santé
Selon l’OMS, l’intégration de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé est essentielle. Il s'agit non seulement d'élargir l’accès et le choix à des soins de santé abordables, mais aussi de faire progresser la couverture sanitaire universelle.
Présente à la rencontre, la scientifique en chef de l'OMS, le Dr Sylvie Briand, a expliqué à la DW les raisons de l'organisation de la deuxième édition de ce sommet. Elle est également revenue sur la mise en place d'une bibliothèque numérique, "une collection de millions de documents sur la médecine traditionnelle" et le lancement de "la Stratégie mondiale 2025-2034 de l'OMS pour la médecine traditionnelle". Elle a aussi fait le point sur le rôle de la médecine traditionnelle dans la prévention et la lutte contre les épidémies et pandémies et la manière dont l'OMS aborde le sujet d'un point de vue scientifique.