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Pas question de laisser la Covid circuler librement

Rémy Mallet
13 octobre 2020

L'OMS a jugé insensé de laisser le coronavirus circuler librement pour que la population accède, comme certains l'ont suggéré, à l'immunité collective.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, Direktor WHO
Image : picture-alliance/dpa/KEYSTONE/S. D. Nolfi

En effet, l'OMS a jugé lundi insensé de laisser le coronavirus circuler librement pour que la population accède, comme certains l'ont suggéré, à l'immunité collective.

"Jamais, dans l'histoire de la santé publique, l'immunité collective n'a été utilisée comme stratégie pour répondre à une épidémie, encore moins à une pandémie", a martelé hier en conférence de presse Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

Selon le directeur général de l'OMS, procéder ainsi est tout simplement problématique autant sur le plan scientifique qu’éthique.   

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Toutefois, les discussions sur une immunité collective sont présentes. En Europe, la Suède est le seul pays à l’avoir pratiqué et en a payé le prix puisque celui-ci enregistre une plus grande mortalité que dans les autres nations scandinaves.

En Allemagne ou encore aux Etats-Unis, l’immunité collective n’est pas une stratégie officielle mais une partie de la population, opposée aux mesures de contrôles mises en place pour lutter contre la pandémie, réclame leur abrogation et se dit prête à suivre la voie de l’immunité collective

Le concept de l’immunité est bien entendu utilisé dans les campagnes de vaccination. Le directeur de l’OMS a rappelé que pour la variole il faut que 95% de la population soit vaccinée pour que les 5% restant soient protégés. Pour la polio ce taux est de 80%. 

Mais la grande différence est que "l'immunité collective est obtenue en protégeant les personnes contre un virus, et non en les exposant à celui-ci", a expliqué Tedros Adhanom Ghebreyesus. 
Sans oublier que ces populations qui manifestent contre les mesures de restriction sont souvent aussi opposées aux vaccins.

L’Institut Pasteur pour sa part rappelle que l'immunité collective correspond au pourcentage d’une population immunisée. Pourcentage à partir duquel un sujet infecté introduit dans cette population ne va plus transmettre le pathogène car il rencontre trop de sujets protégés.

Cependant, note l’institut de recherches, tout cela ne vaudra pour la Covid-19 que si l’infection naturelle protège. Ce qui n’est pour l'instant pas démontré. 

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