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Présidence tournante de l'UE: le tour de l'Autriche

Sandrine Blanchard30 décembre 2005

À partir du 1er janvier, c’est l’Autriche qui prend les rênes de l’Union européenne. Vienne assumera pendant les six prochains mois la présidence tournante des 25, une présidence que le chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel, entend placer sous le signe de la « confiance et du dynamisme ». Tout un programme...

Ursula Plassnik, la ministre autrichienne des Affaires étrangères résume ainsi les trois maîtres mots de l’Autriche pour les six mois à venir :

« Si vous me permettez de formuler trois souhaits, ce seraient ceux-ci : davantage de confiance, davantage de clarté et davantage d’élan. »

Maintenant qu’un compromis a été trouvé sur le financement de l’UE jusqu’en 2013, l’Autriche entend donner la priorité à trois dossiers majeurs : la constitution européenne, le sens même de l’Union européenne et les limites de son élargissement. Pour des questions d’affinités tant historiques que géographiques, Vienne se concentrera notamment sur les Balkans, avec l’adhésion potentielle de la Macédoine ou de la Croatie. Concernant la Turquie, une adhésion envers laquelle l’Autriche n’a jamais caché ses réticences, pas de précipitation, il est trop tôt pour prédire avec certitude l’ouverture de négociations dans les six prochains mois, comme le répète Ursula Plassnik, la chef de la diplomatie autrichienne.

Pour ce qui est de la constitution européenne, l’Autriche exclut toute nouvelle tentative de ratification avant les élections en France et aux Pays-Bas, deux pays qui ont rejeté le texte par référendum. Ursula Plassnik :

« Nous ne sommes ni des magiciens ni les directeurs artistiques de l’Union européenne, qui peuvent tout mettre en branle tout seuls, soyons réalistes. Nous abordons ce dossier en ayant conscience de ce qui est faisable et de ce qui ne l’est pas. »

Angela Merkel a de son côté annoncé que l’Allemagne n’escomptait pas renégocier quelque modification que ce soit à la constitution, dont le texte a été ratifié par le parlement allemand.

Côté économique, la présidence autrichienne ne devrait pas modifier le cours libéral de la politique européenne. Le « modèle » autrichien fonctionne avec les mêmes recettes qu’ailleurs en Europe : flexibilisation du marché de l’emploi, réduction des charges patronales, baisse des impôts directs, et, en corollaire, réformes des systèmes de retraites et de protection sociale.

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