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Qui est derrière le Fatah al Islam?

Audrey Parmentier22 mai 2007

Malgré une trêve à la mi-journée, les combats entre l’armée libanaise et le groupe Fatah al Islam se poursuivent dans le camp de Nahr al-Bared au nord du Liban pour le troisième jour consécutif. Des affrontements qui menacent de dégénérer en guerre civile, et qui reflètent la crise politique qui mine le pays du Cèdre depuis le mois de novembre.

Image : AP

Face à ces combats, les Etats-Unis ont affirmé leur soutien au gouvernement du premier ministre libanais Fouad Siniora, tout en mettant en garde la Syrie. Marwan Hamadeh, le ministre libanais de la communication, dénonce lui aussi la responsabilité de Damas dans ces affrontements:

« Ce n’est pas une guerre entre les Libanais et les Palestiniens. C’est une bataille entre d’une part l’armée libanaise légitime et le gouvernement, et d’autre part un groupe terroriste qui s’est caché dans un camp de réfugiés palestiniens et qui, à l’origine, est financé et armé par la Syrie. »

La Syrie qui pourrait essayer d’empêcher la création prochaine d’un tribunal spécial chargé de juger les assassins de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, mais aussi ceux des différentes personnalités politiques et autres journalistes tués ces dernières années.

Pour Nicholas Noe, responsable du site internet Mideastwire, ce n’est pas la Syrie qui se cache derrière les groupuscules sunnites qui ont fleuri ces derniers temps dans le nord du Liban, mais bien l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe qui soutiennent financièrement les salafistes. Saad Hariri, le fils de Rafic Hariri, pourrait même faire partie de ces soutiens :

« La presse arabe mais aussi des journalistes occidentaux tels que Seymour Hersch du magazine New York Times pensent avoir découvert que les forces sunnites réunies autour de Saad Hariri financent ces groupuscules, depuis l’assassinat du père de Saad. L’élite sunnite veut ainsi renforcer son aile droite face à la menace stratégique que représente le Hezbollah chiite. »

Mais au-delà de ces deux hypothèses, c’est le spectre d’une guerre civile qui réapparaît. Le chef druze Walid Joumblatt n’a pas hésité à appeler les principales formations palestiniennes à coopérer avec l'armée libanaise pour éradiquer le Fatah al-Islam.

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