Conférence de Munich sur la sécurité : l'Afrique concernée
14 février 2026
La 62ᵉ Conférence de Munich sur la sécurité s'est ouvert en Bavière, dans le sud de l'Allemagne dans un contexte géopolitique tendu, marqué notamment par la guerre en Ukraine, le monde en recomposition sous la présidence de Donald Trump et la fragilisation du lien transatlantique, entre l'Europe et les États-Unis.
Cette année, le chancelier allemand Friedrich Merz a prononcé un discours d'ouverture dans lequel il a lancé un avertissement fort : "À l'ère des grandes puissances, a ainsi déclaré le chancelier, notre liberté n'est plus acquise". Friedrich Merz qui appelle l'Europe à plus de puissance au sein d'une Otan qu'il veut voir renforcée.
Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius et le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont par ailleurs annoncé le lancement d'une production conjointe germano-ukrainienne de drones.
Parmi les dirigeants présents, il devait y avoir Félix Tshisekedi. Le président congolais a dépêché à sa place sa ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner, pour cause de sommet de l'Union africaine, ce week-end, à Addis Abeba. Les autorités congolaises espèrent, comme l'année dernière, "plaider la cause de la RDC" face à "l'agression du M23" et tenter de mobiliser les grandes puissances pour aider à régler les crises humanitaires et sécuritaires dans l'est du pays.
La place du conflit dans l'est de la RDC dans les discussions
Dans l'agenda de la conférence, la situation sécuritaire de l'est de la RDC n'est pas un des sujets majeurs du programme principal présenté à Munich cette année.
Le conflit congolais n'apparaît pas au même niveau de priorité que les enjeux transatlantiques, la guerre en Ukraine ou le Moyen-Orient.Les participants devraient en discuter lors des rencontres bilatérales.C'est par exemple la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner,qui est déjà sur place, qui est en train de rencontrer ses homologues européens pour parler de la situation en RDC.
Mais le samedi 14 février, un panel sur les accords de paix à travers le monde est au programme. Il devrait être également question de la situation en République démocratique du Congo.
Le cas du Sahel
A Munich, la crise au Sahel est à l'agenda avec notamment la question du terrorisme.Pour le ministre mauritanien des Affaires étrangères, la première étape pour résoudre cette crise, c'est d'abord le rétablissement de la confiance entre les pays de la région, avec les pays de l'AES. On note également à ce panel concernant le Sahel, la présence du président de la Sierra Leone, qui est aussi le président de la CEDEAO.
Mais du fait d'un conflit d'agenda, parce qu'au même moment, se tient à Addis-Abeba le neuvième sommet de l'Union africaine, des dirigeants comme le président congolais Félix Tshisekedi n'ont pas été en mesure de faire le déplacement.