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Goma : les banques et l’aéroport restent toujours fermés

29 janvier 2026

Depuis le 26 janvier 2025, la ville vit sous le contrôle des rebelles du M23. Les habitants de cette ville d'un peu moins d’un million d’habitants se débrouillent comme ils peuvent pour continuer à vivre.

Les rebelles du M23 recrutent de nouveaux membres dans les territoires conquis.
L'alliance rebelle AFC/M23 contrôle toujours l'aéroport international de Goma. Image : Michel Lunanga/AFP/Getty Images

Les combats qui ont conduit, il y a un an, à la prise de la ville de Goma par les rebelles de l’AFC-M23 continuent de hanter le quotidien d’Eddy Rachidi, qui a été grièvement blessé durant ces événements. "Pendant la guerre de janvier de l’an dernier, j’ai été victime d’une agression et j’en suis sorti avec une balle dans la cuisse droite. J’ai été conduit à l’hôpital CBCA, où j’ai été soigné jusqu’à l’amélioration de mon état" , explique Eddy Rachidi, victime.

Une fois rétabli, Eddy Rachidi a repris son travail de lavage de véhicules. Comme beaucoup d’habitants de Goma, ses revenus lui permettent à peine de se nourrir et de couvrir quelques autres besoins vitaux. Il dit aussi ne pas être en mesure de financer les soins qui restent nécessaires pour traiter sa blessure. "Jusqu’à présent, j’ai encore des problèmes avec ma jambe. Lors de la dernière consultation, on m’a malheureusement dit que je devais désormais me prendre en charge, alors qu’auparavant, tous les frais étaient couverts par le CICR."

Les rebelles du M23 et le gouvernement de RDC ne sont toujours pas parvenus à un accord de paix définitif. Image : Jerome Delay/AP Photo/picture alliance

Au quartier commercial de Birere, où se trouve l’aéroport international de Goma, les bruits des avions ont disparu, l’aéroport n’ayant pas rouvert depuis sa fermeture, il y a un an.  

Mais ce calme ne fait pas les affaires de Jeannette Mihigo, une commerçante qui écoulait une grande partie de ses marchandises auprès des voyageurs. 

Ses ventes ont donc chuté, mais désormais, la relative sécurité retrouvée dans la ville la réconforte. "Les années précédentes, nous vendions facilement nos marchandises, mais nous ne vivions pas tranquillement à cause de l’insécurité quasi-permanente. Aujourd’hui, il y a plus de sécurité, mais nous n’arrivons pas à vendre plus de 10 000 francs par jour de marchandises. Nous cherchons à gagner ne serait-ce que 500 francs pour nourrir nos enfants. C’est ainsi que nous vivons", dit Jeannette Mihigo, commerçante 

Les habitants de Goma doivent vivre sous un régime économique inhabituel.Image : Zohra Bensemra/REUTERS

Situation économique tendue

Outre la fermeture de l’aéroport, la situation économique des habitants de Goma s’est détériorée, à cause de la fermeture de toutes les banques. Les habitants de Goma sont obligés de conserver leur argent chez eux, ce qui pose des problèmes de sécurité. Justin Sanzabera souhaite que cette situation soit enfin résolue. "Ce que nous demandons au président Félix Tshisekedi, c’est d’entamer des discussions sincères avec ces rebelles, car c’est la population qui paie un lourd tribut. Les banques et même l’aéroport sont fermés, ce qui provoque une grande famine, ici, dans l’est du pays.", plaide Justin Sanzabera, habitant de Goma.

Malgré les différentes démarches diplomatiques engagées depuis la prise de Goma, l’an dernier, les rebelles de l’AFC-M23 continuent de consolider leur administration dans les zones sous leur contrôle et de progresser en direction du sud, vers de nouvelles zones minières. 

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