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RDC: hausse du nombre d'enfants orphelins

20 janvier 2026

Dans l'est de la RDC, les statistiques concernant les enfants orphelins ont grimpé, depuis un an, dans les centres d'accueil de la ville de Goma et des alentours.

Des enfants dans le camp de réfugiés de Muganga III à Goma
Des enfants dans le camp de réfugiés de Muganga III à GomaImage : Ute Schaeffer

Le nombre croissant de ces orphelins est la conséquence du conflit qui ensanglante l’est de la RDC. Un constat confirmé sur place, dans un orphelinat situé en territoire de Nyiragongo, près de la ville de Goma.  

A Goma, les orphelins de la guerre du M23

02:41

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"Nous vivions paisiblement en famille, mais la guerre nous a arraché certains proches. D'autres sont restés introuvables jusqu'aujourd'hui. Je m'étais réfugié dans la rue, là-bas. Nous dormions à la belle étoile et nous faisions la vaisselle des restaurants au centre-ville, pour qu'on nous donne les restes de nourriture pour manger".

Comme Serge Bahati, de nombreux enfants ont perdu leurs parents durant les affrontements qui ont conduit à la chute de la ville de Goma entre les mains des rebelles du M23, l'an dernier. Mais depuis, il a eu la chance d’être accueilli dans l'orphelinat Lève-Moi.

"Depuis que je suis dans cet orphelinat, je suis bien nourri, je suis scolarisé et je me sens heureux de vivre avec les autres. J'espère que, par la grâce de Dieu, je sortirai d'ici en homme fort", ajoute  Serge Bahati.

Encadrement difficile

Des enfants congolais déplacés attendent devant le centre d'accueil Don Bosco à GomaImage : picture-alliance/dpa/S. Morrison

L'encadrement d'un nombre croissant d’enfants n'a pas été facile, avoue Élie Mukanda, directeur de l'orphelinat Lève-Moi, situé en territoire de Nyiragongo.

"Pendant ces semaines de guerre, les enfants qui étaient dans les camps de déplacés et qui ont vu leur mère être assassinée, ensuite, ils ne savaient pas où aller. Ces enfants ne pouvaient qu’aller dans des orphelinats qui, par manque de moyens, ne savaient pas comment les accueillir" affirme  Élie Mukanda.

Il précise que plus d’un millier d’enfants orphelins de guerre ont été récemment recensés dans différents quartiers de Goma et dans les environs de la ville.

"Les traces que la guerre nous a laissées, ce sont des orphelins. Et le nombre des orphelins ne cesse de s'accroître de jour en jour. Malheureusement, ces enfants sont, la plupart du temps, oubliés. Il y a plus de 1 000 enfants, au niveau de différentes structures d'hébergement, qui sont aujourd'hui orphelins de guerre. Ils n'ont pas perdu leurs parents par maladie ou à cause d'autres circonstances normales. Ils ont perdu leurs parents à cause de la guerre."

Le fonctionnement de nombreux orphelinats s'avère aussi difficile dans cette région, où aucune institution financière n'est en activité et où tous les aéroports sont fermés. 

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