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RDC : la nouvelle loi électorale divise

27 décembre 2017

Le nouveau code électoral congolais a été récemment promulgué malgré les voix contestataires. Mais des analystes estiment que certaines dispositions dudit code constituent un verrou à la démocratie.

Demokratischen Republik Kongo | Wahlkommision |  Wahlschein
Image : DW/F. Quenum

Il y a d’abord le point concernant le seuil d’éligibilité. Pour avoir un siège au Parlement, la loi exige désormais un minimum de 1% des voix exprimées sur l’étendue du territoire national, contrairement à la proposition du Sénat qui avait proposé le même seuil mais sur le plan régional. Pour le politologue Jacques Njoli, c’est un recul par rapport à l’ancien code électoral de 2006. "Cette loi a été d'abord élaborée en vue d'écarter une partie des acteurs de la vie politique, affirme-t-il. C'est notamment ceux qui se présentent comme indépendants ou des candidats des partis politiques qui ont un fort ancrage provincial."

Une des innovations, la machine à voterImage : DW/F. Quenum

D'autres innovations sont exclusives, selon cet ancien vice-président de la Ceni, la Commission électorale nationale indépendante, c’est notamment la caution de 1000 dollars exigée pour tout candidat à la députation et l’introduction de la machine à voter pour les scrutins de décembre 2018.  

Trop tôt pour juger le nouveau code

Pour Willy Bolio d’un parti de la mouvance présidentielle, la Convention chrétienne pour la démocratie, actuellement vice-ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, il est tôt pour le juger le nouveau code. "Si nous ne l'appliquons pas, comment allons nous juger qu'il est mauvais, s'interroge-t-il. La priorité, c'est de se préparer aux scrutins de 2018, c'est ce qu'on cherchait depuis longtemps. Dans le cas contraire, on sera obligé d'aller aux négociations et on dira que c'est le président Kabila qui refuse les élections alors que c'est nous", conclut-il.

La dimension régionale prise en compte

Image : DW/F. Quenum

Mais pour le politologue Jacques Njoli, le contexte congolais est bien particulier car toute représentativité tient compte à la dimension régionale. " Vous savez que la guerre qui a eu lieu en RDC en 1996 était due à la communauté Banyamurenge qui s'estimait non représentée? C'est pour cette raison que l'on a pris en considération la représentation proportionnelle", explique-t-il.

Sur ce point, le politologue Jacques Njoli craint des troubles qui pourraient surgir dans certaines régions où des acteurs politiques qui n’auront pas la chance d’être élus à cause de ce nouveau code sont influents.

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