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RDC: élection d'un membre du Sénat et nouvelle Constitution

31 mars 2026

Les sénateurs vont élire vendredi, le remplaçant de Modeste Bahati. Cette élection aura lieu alors que le débat relatif à la modification de la Constitution de 2006 divise la classe politique.

Des sénateurs de la RDC au cours d'une séance plénière à Kinshasa
Des sénateurs de la RDC au cours d'une séance plénière pour voter la levée de l'immunité de l'ancien président Joseph Kabila en mai 2025Image : Glody Murhabazi/AFP/Getty Images

Parmi les candidats à ce poste figure le sénateur Norbert Basengezi Katintima. En dépit du fait qu'il soit sous sanctions américaines pour corruption et atteinte au processus démocratique, le sénateur a déposé sa candidature au bureau de l’Union sacrée de la nation qui désignera le candidat de la majorité.

​Les explications d enotre correspondant à Kinshasa Jean-Noël Ba-Mweze

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Cette élection au bureau du Sénat est organisée au moment où les débats sur une probable modification de la constitution divisent les Congolais. Ce projet émane de la famille politique du président Félix Tshisekedi. Christian Lumu Lukusa, cadre de  L'union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti du président Félix Tshisekedi) affirme que le projet de réforme répond aux aspirations des Congolais.

"Nous voudrions renforcer la bonne gouvernance et consolider la démocratie. C’est au regard de cette logique que nous allons continuer à défendre cette position qui est celle du peuple. Quant aux critiques, dans un cadre démocratique, il est normal qu’il puisse exister des divergences d’opinions. Ceux qui ne partagent pas notre position ne sont pas nos ennemis. Chaque position implique des responsabilités et des conséquences" affirme-t-il.

Manque de tolérance politique


De son côté, Franklin Tshiamala, secrétaire général du Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) estime au contraire que le gouvernement en place ne tolère pas la contradiction.

Le parti de l’opposant Augustin Matata Ponyo (en exil) garde sa position quant au projet de modification de la loi fondamentale.

"Nous estimons que ce sont des choses qui sont inopportunes en ce moment, la priorité étant de favoriser la tenue du dialogue national inclusif pour aller à la quête et à la conquête de la paix pour notre peuple et pour notre pays. Nous sommes en guerre et donc, c’est une opération qui est inopportune" soutient  Franklin Tshiamala.

Une modification inopportune

L’élection d’un nouveau deuxième vice-président du Sénat survient après que Modeste Bahati Lukwebo a été poussé à la démission pour avoir justement exprimé sa position contre la modification de la constitution.

L’opposant Moïse Katumbiest lui aussi opposé à ce projet. Il y a quelques jours, il a évoqué le recours à l’article 64, une disposition qui traite du devoir de défense de la Constitution et de l’ordre constitutionnel par les citoyens.

Carlos Mupili, enseignant à l’université des sciences de l'information et de la communication, l’UNISIC, précise que la modification de la Constitution ne peut pas se faire n’importe quand.

L#opposant Moïse KatumbiImage : Nicolas Maeterlinck/BELGA/dpa/picture alliance

"La révision qui est constitutionnelle est limitée aussi à certaines périodes. Tel qu’aujourd’hui, nous sommes dans un état de guerre, nous sommes dans un état de siège, on ne peut pas faire intervenir la révision. Cette constitution fait du président de la République son premier garde du corps. Quand il prête serment, il jure de défendre la constitution et les lois de la République" explique  Carlos Mupili.

Quant aux partisans du président Félix Tshisekedi, ils estiment que la Constitution actuelle ne répond plus aux réalités du moment.

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