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RDC : la Monusco prépare son retour progressif au Sud Kivu

11 février 2026

Plus d’un an après son retrait du Sud Kivu, la Monusco se prépare à reprendre progressivement ses activités pour participer au mécanisme de cessez le feu et sécuriser Uvira.

Le portail de MONUSCO en RDC
L'ONU souhaite obtenir des "garanties de sécurité" des parties au conflit dans l'est de la RDC, afin d'utiliser l'aéroport de Goma pour le déploiement de la mission. Image : Kang-Chun Cheng/AFP

Lors de leur retrait, le 16 janvier 2026, les rebelles avaient exigé de laisser Uvira sous le contrôle de la communauté internationale. Mais ce sont l’armée et la police nationale congolaises, ainsi que les wazalendo, une milice pro gouvernementale, qui s’y sont redéployées.

Le gouvernement congolais et l’AFC-M23 se sont engagés à observer un cessez-le-feu consécutif des accords signés à Washington, aux États-Unis, et à Doha, au Qatar.

Près de 8.000 casques bleus sont déployés dans l'est de la RDC, avec des contingents notamment de Tanzanie, du Kenya, d'Amérique du Sud ou encore du Pakistan.Image : Kevin Jordan/MONUSCO

Sécuriser le terrain et surveiller le ciel

C’est dans ce cadre que la Monusco souhaite se redéployer pour préserver le cessez-le-feu, avec une priorité qui sera accordée à la reconnaissance aérienne.

"Il faudra que nous ayons toutes les garanties de sécurité de la part des acteurs sur le terrain pour que nos hélicoptères et nos personnels puissent se déplacer sans danger. Il s’agit de marquer, dès à présent, alors que nous sommes dans une phase qui est encore extrêmement initiale en ce qui concerne la mise en œuvre d’un cessez-le-feu, de marquer notre résolution, la détermination de la Monusco à faire, d’emblée et sans attendre, tout le nécessaire pour contribuer aux efforts de stabilisation ", explique Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l’Onu, en charge des opérations de maintien de la paix.

Le 25 juillet 2022, des manifestations ont commencé dans la ville congolaise de Goma contre la MONUSCO, que les manifestants ont accusée de ne pas avoir pris de mesures pour mettre fin au conflit.Image : Pablo Porciuncula/AFP/Getty Images

Appelle à une concertation tripartite

La Nouvelle société civile du Sud-Kivu rappelle toutefois que la Monusco s’était retiré de cette province, en raison notamment du mécontentement de la population. Pour restaurer la confiance, elle recommande une réunion tripartite, afin d’aider la mission onusienne à être plus efficace. Mafikiri Mashimango est le coordonnateur provincial de la Nouvelle société civile.

"Ce que la population attendait de la Monusco, ce n’est pas ce qui se faisait sur le terrain. Nous attendons que la Monusco puisse quand même bien faire son travail, selon ses priorités majeures. C’est pourquoi, à notre niveau, nous avons demandé qu’avant la reprise de ses activités, il y ait une réunion tripartite entre la société civile, la Monusco et le gouvernement congolais, afin de tenir compte des orientations que nous pouvons donner."

La Monusco a pour mandat de protéger la population civile, de lutter contre les groupes armés et d’appuyer la stabilisation du pays. Un mandat délivré par l’Onu et renouvelé chaque année.

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