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En RDC, la pollution de l'air à Fungurume inquiète

22 septembre 2026

Un rapport présenté par le consortium Mazinigra Pour Tous dresse un constat accablant concernant la qualité de l'air non loin des installations de Tenke Fungurume Mining.

Mine de cobalt à Fungurume
Fungurume est situé dans la ​commune urbano-rurale minière de la province du Lualaba, anciennement Katanga.Image : BENOIT DOPPAGNE/Belga/IMAGO

Intitulé "Pollution de l’air à Fungurume : Manomapia suffoque sous l’​usine 30K ?​", le rapport a été présenté lundi 20 septembre à Kinshasa par le consortium Mazingira Pour Tous, avec l’appui technique de Resource Matters, une organisation non-gouvernementale qui œuvre notamment pour que les richesses minières et énergétiques en RDC profitent aux populations

En s'appuyant sur des mesures environnementales réalisées entre novembre 2025 et juillet 2026, un suivi de 209 participants et 47 entretiens menés auprès des communautés locale, le rapport dresse un consat accablant sur la qualité de l'air à Fungurume, autour des installations de Tenke Fungurume Mining (TFM).

Jean-Claude Mputu, directeur adjoint de Resource Matters, revient sur les principaux enseignements de ce rapport. Lisez ou écoutez son intervention ci-dessous : 

Jean-Claude Mputu au micro de Wendy Bashi

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"On a fait des prélèvements sur une durée de plusieurs mois qui montre que pendant la saison de pluie, il y a des pics largement supérieurs aux seuils autorisés par l'OMS. 

Ensuite, il y a l'enquête publique qu'on a fait dans les villages où tout le monde a des signes, que ce soit d'écoulement nasal, du sang, que ça soit des problèmes respiratoires ou simplement des problèmes d'inconfort avec une odeur nauséabonde. Et tout cela est apparu avec l'usine 30K de TFM.

Cette étude demande juste au gouvernement de faire son travail, de mener une enquête indépendante, de prendre des relevés indépendants pour établir les faits une fois pour toutes, parce qu'il est essentiel que la population de Manomapia soit protégée et que notre environnement soit protégé. Les mines, c'est bien, mais si les mines doivent tuer nos populations, alors les mines deviennent une mauvaise chose.

La priorité aujourd'hui, c'est qu'il y ait une étude indépendante qui établisse les faits une fois pour toutes. Ensuite, il faut prendre soin des personnes, des victimes. Les victimes de cette pollution qui souffrent. Et in fine, il faut que TFM soit sanctionnée et que TFM puisse développer - parce que les techniques existent, c'est juste une question d'investissement et d'argent - pour réduire la pollution."

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