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PolitiqueIsraël

La reconnaissance d'un État palestinien, juste un symbole ?

19 septembre 2025

L'avenir du Proche-Orient sera au centre de l'attention, la semaine prochaine, lors de la réunion annuelle de l'Onu.

USA New York, réunion annuelle de l'Assemblée générale de l'Onu
Environ 140 chefs d'État et de gouvernement sont attendus à New York la semaine prochaine pour la réunion annuelle de l'Assemblée générale de l'Onu. Image : Richard Drew/AP Photo/dpa/picture alliance

Deux États, l'un palestinien, l'autre israélien - qui vivraient côte à côte en paix et en sécurité. Jamais ce projet diplomatique n'a paru aussi éloigné de la réalité

C'est pourtant la vision que souhaitent réactiver, lundi, la France et l'Arabie saoudite, lors d'un sommet spécial consacré à la bande de Gaza et à l'avenir des Palestiniens. Une vision présentée comme la seule solution pour faire taire durablement les armes. 

Une reconnaissance seule est insuffisante

Après l'adoption, la semaine dernière, par l'Assemblée générale de l'Onu, d'un texte qui soutient un futur État palestinien, tout en excluant sans équivoque le mouvement islamiste Hamas, l'enjeu de la réunion de lundi sera la reconnaissance formelle de cet État par plusieurs pays, notamment la France, le Royaume-Uni ou encore le Canada.

Cela dit, la seule reconnaissance de l'État palestinien ne suffira pas à arrêter la guerre. D'abord, parce qu'Israël et leur principal allié, les États-Unis, s'opposent à une telle reconnaissance. Ensuite, parce que si elle ne s'accompagne pas de mesures concrètes pour apporter une aide humanitaire à l'enclave palestinienne, le geste restera  purement symbolique. 

Or, jeudi, Washington a une nouvelle fois bloqué l'adoption, par le Conseil de sécurité, d'un texte réclamant un cessez-le-feu et l'accès humanitaire à Gaza. 

Réaction possible d'Israël

Enfin, des craintes ont été émises quant à la réaction d'Israël, en cas de reconnaissance d'un État palestinien. Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, qui n'en est pas à sa première confrontation à la tribune de l'Onu, pourrait, par exemple, officialiser son intention d'annexer certaines parties des territoires palestiniens, estime le groupe de réflexion International Crisis Group

Comment qualifier les exactions de l'armée israélienne

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Qu'apporterait donc une possible reconnaissance ? Dans une interview accordée au mois d'août à la Deutsche Welle, Nomi Bar-Yaacov, du Centre de politique de sécurité à Genève, en Suisse, expliquait que la reconnaissance ne changerait rien dans l'immédiat sur le terrain, mais qu'elle donnerait aux Palestiniens un poids beaucoup plus important dans les négociations, car "négocier entre deux États n'est pas la même chose que négocier entre un État et un État non reconnu"

Quel que soit le nombre de pays qui reconnaissent, lundi, l'État de Palestine, nombreux sont ceux qui voient désormais cet acte non plus comme une finalité, mais comme une étape sur le long chemin vers une paix au Proche-Orient. 

Sanctions européennes ?

Une autre étape pourrait être l'adoption, par les membres de l'Union européenne, de sanctions inédites contre Israël. Elles ont été proposées par la Commission européenne, mais pour le moment, plusieurs pays, dont l'Allemagne, s'y opposent. 

Le gouvernement allemand qui a par ailleurs aussi déjà annoncé qu'il ne reconnaitra pas, dans l'immédiat, un État palestinien. Pourtant, un sondage mené au moins d'août par l'Institut Forsa indique qu'une majorité de la population allemande souhaite une reconnaissance de l'État palestinien. La pression monte aussi aussi au sein de la classe politique allemande pour que le chancelier Friedrich Merz se positionne plus clairement contre la politique actuelle du gouvernement israélien.

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