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PolitiqueAfrique du Sud

Un 46e sommet de la SADC sous haute tension

17 août 2026

L'Afrique du Sud accueille ses partenaires économiques de la région dans un contexte de violences xénophobes à l’encontre des étrangers.

Cyril Ramaphosa
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a ouvert ce 46e sommet réunissant 16 paysImage : Chen Wei/GCIS/Handout/Xinhua/IMAGO

L'objectif du sommet de la SADC à Durban est clair : accélérer l'intégration économique et renforcer l'autonomie de la région. Mais pour le pays hôte, ce sommet ne s'annonce pas comme une tâche facile. 

Car l'Afrique du Sud traverse, depuis plusieurs mois, une période de fortes tensions liées à l'immigration. Dans plusieurs villes sud-africaines, des manifestations contre les migrants en situation irrégulière ont donné lieu à des violences visant des ressortissants venus d'autres pays africains

Des Zimbabwéens, des Mozambicains ou encore des Malawites ont parfois été contraints de quitter précipitamment certaines zones, craignant pour leur sécurité.

Plusieurs pays africains, comme le Nigeria et le Ghana, ont exprimé leur inquiétude face à ces attaques qui ont visé des étrangers venus du reste du continent.

Une coopération régionale économique mise à mal

Pourtant, la Sadc défend, depuis sa création, la coopération régionale, la solidarité et le rapprochement entre les peuples. Mais dans plusieurs États membres, la mobilité continue de susciter des crispations, alimentées par le chômage et la pauvreté.

Les dirigeants, réunis à Durban, devront donc relever un double défi. D'un côté, promouvoir la croissance et de l'autre, renforcer la cohésion et la circulation des personnes. Un protocole sur la facilitation de la circulation des personnes a été adopté en 2005, mais celui-ci n'a toujours pas été ratifié par tous les Etats membres.

Enfin, comme souvent dans la région, les questions sécuritaires vont s'imposer lors de ce sommet. Le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo et l'insurrection djihadiste dans le nord du Mozambique figurent, également, parmi les priorités du sommet.

Car sans stabilité, il est difficile d'attirer les investissements. 

Bob Barry Journaliste, présentateur et reporter au programme francophone de la Deutsche Welle@papegent
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