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VIH/Sida : ce qu'il faut savoir au sujet du lenacapavir

Carole Assignon | Avec agences
27 février 2026

Le lenacapavir, dont le Kenya a commencé à administrer les premières doses, est un nouveau traitement prometteur de prévention du VIH.

Une main tenant une dose de lenacapavir
Le lenacapavir suscite un grand espoir pour une lutte plus éfficace contre le VIH/SidaImage : Nardus Engelbrecht/AP Photo/picture alliance

Le lenacapavir est un traitement injectable. Il représente un progrès important par rapport aux traitements nécessitant la prise de pilules quotidiennes. Le lenacapavir offre une plus grande discrétion par rapport aux visites régulières dans les centres de santé pour un traitement. Il devrait également être utile pour les personnes qui oublient souvent de prendre la prophylaxie pré-exposition (PrEP), un traitement préventif existant sous forme de comprimés, nécessitant une prise très fréquente.

Contrairement aux autres traitements quotidiens ou mensuels contre le VIH, le lenacapavir ne doit être injecté que deux fois par an. Le traitement préventif au lenacapavir nécessite également une dose orale initiale au début du traitement : deux comprimés à prendre le jour de la première injection et deux comprimés à prendre le lendemain.

Le lenacapavir est injecté seulement deux fois par an.Image : Aubin Mukoni/AFP

Un traitement rendu abordable

D'un coût de plus de 28 000 dollars – 23 700 euros – par patient par an aux États-Unis, selon l'Onusida, le prix du traitement a été revu à la baisse pour des pays comme le Kenya où environ 1,3 million de personnes, en majorité des 15-24 ans, vivent avec le VIH. Il ne coûtera que 7 800 shillings kényans, soit 50 euros par personne et par an, grâce à "un accord négocié avec le fabricant", selon les autorités du pays. Grâce à cet accord avec Gilead Sciences, qui est le fabriquant, et le Fonds mondial de lutte contre le sida, le Kenya a reçu un premier lot de 21 000 doses de lenacapvir.

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Selon l'Organisation mondiale de la santé, cet antirétroviral à action prolongée est "la meilleure solution à ce jour" et une avancée dans la protection des personnes exposées au risque d'infection par le VIH. L'ONUSIDA a également décrit ce traitement comme un tournant dans la lutte contre le VIH. Le lenacapavir devrait être disponible dans 120 pays d'ici 2027 et devrait réduire considérablement les nouvelles infections par le VIH/sida chaque année.

Des tests et un déploiement dans un contexte particulier

Le lenacapavir a fait l'objet de deux essais cliniques : l'un en Afrique subsaharienne auprès de femmes et de jeunes filles, l'autre auprès d'hommes homosexuels et bisexuels et de femmes transgenres américains.

Dans les deux essais, l'efficacité du traitement s'est avérée supérieure à 99 %. En outre, son administration seulement deux fois par an le rend encore plus efficace, car cela réduit les cas de faible prise du traitement contre le VIH.

Le lenacapavir devrait réduire considérablement les nouvelles infections par le VIH/sidaImage : Jeremy Jowell/IMAGO

Comme tout « nouveau » médicament, le Lenacapavir peut avoir certains effets secondaires comme la douleur, les rougeurs, un gonflement… Des nausées, des maux de tête et de la fatigue ont également été rapportés. Les données disponibles montrent toutefois qu'il est sûr et bien toléré.

Le déploiement du lenacapavir au Kenya intervient alors que les pays africains sont confrontés à des réductions de l'aide humanitaire mondiale, notamment des États-Unis, qui ont affecté des programmes de lutte contre le VIH/sida sur tout le continent.

Outre le Kenya, le Zimbabwe, le Nigeria, la Zambie, l'Ouganda, la Tanzanie, l'Afrique du Sud, l'Eswatini et le Botswana sont les pays ayant été sélectionnés pour bénéficier du déploiement du lenacapavir.

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