Les étudiants du Sénégal sont en conflit avec l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) depuis plusieurs mois, autour du paiement de bourses scolaires. La dernière manifestation, le 9 février, a été particulièrement violente. La police a pénétré dans les résidences étudiantes et plusieurs témoignages rapportent des agressions indiscriminées. Un étudiant est mort.
Suite au drame, le gouvernement a fermé le campus social où vivent environ 40 000 étudiants, d’après RFI, et il a dissous les associations universitaires. Après un discours du Premier ministre Ousmane Sonko devant l’Assemblée annonçant le renforcement des contrôles et la possible création d’un commissariat sur le campus, les étudiants ont été autorisés à revenir à partir du 26 février pour reprendre leurs cours.
Les étudiants reviennent progressivement sur le campus de l’UCAD après près de deux semaines de tensions marquées par des violences policières. Beaucoup restent choqués : certains ont été gravement blessés et un étudiant a perdu la vie, tandis que plusieurs dénoncent des arrestations et des brutalités jugées injustifiées.
Le Collectif des Amicales de l’UCAD, qui rassemble les associations étudiantes des différentes facultés et résidences universitaires, accuse la police d’avoir battu à mort Abdoulaye Ba. Le gouvernement conteste cette version tout en reconnaissant des manquements des forces de l’ordre lors des événements.
Malgré les inquiétudes, certains étudiants souhaitent un retour à la stabilité pour reprendre les cours. Le Premier ministre Ousmane Sonko propose la construction d’un commissariat sur le campus, une idée qui divise. Alors que la reprise des cours est prévue à l’UCAD la semaine prochaine, des grèves ont déjà débuté dans les universités de Thiès et de Saint-Louis.
