CAN 2025 : le Sénégal sur le toit de l'Afrique !
19 janvier 2026
Dans l'ensemble, cette Coupe d'Afrique des Nations avait été calme. Très calme, même. Le plus prestigieux tournoi du continent ne pouvait néanmoins échapper à son trait de caractère le plus marquant : la folie.
Folie en tribunes, avec des débordements du côté des fans sénégalais après ce pénalty sifflé dans les ultimes minutes du temps additionnel. Folie sur le terrain, avec cette panenka complètement ratée par Brahim Diaz. Et enfin folie en prolongations, avec cette frappe soudaine de Pape Gueye qui n'a laissé aucune chance à Bono (94e minute).
Bono, le coffre-fort
D'entrée de jeu, le Sénégal a mis le pied sur le ballon et a montré qu'il n'était pas venu pour se cacher. Malgré les sifflets incessants qui descendaient des travées du stade Prince Moulay Abdellah, les Lions sont allés à l'assaut des cages de Yassine Bono. Le gardien marocain qui s'est d'ailleurs imposé sur deux occasions franches : une tête de Pape Gueye (5e minute) et un face-à-face contre Iliman Ndiaye (38e).
Deux boxeurs qui se sont rendus coup pour coup
Si la première mi-temps a plutôt été à l'avantage des champions d'Afrique 2021, la seconde période, elle, a tourné en faveur des Lions de l'Atlas. Après avoir passé les 45 premières minutes à guetter la moindre erreur sénégalaise pour mieux prendre son adversaire à revers, le Maroc a pris des initiatives en seconde période : El Kaabi (58e) et Ezzalzouli (62e) ne sont pas loin de trouver la faille, mais le Sénégal tient bon.
La fin du match est plus hachée, notamment en raison de duels de plus en plus disputés, comme celui entre El Aynaoui et Diouf, le premier finissant en sang. La fin du match n'a été qu'une succession de coupures - dont celle qui a suivi le pénalty - et de coups. Mais le Maroc a fini par tomber. Le Sénégal est resté debout. La Coupe ira à Dakar.