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Un premier avion de ligne en trois ans atterrit à Khartoum

Avec agences
2 février 2026

Ce vol a eu lieu alors que le gouvernement soudanais a fait son retour dans la capitale dont il avait été chassé par les paramilitaires.

Un avion blanc, jaune et bleu de la compagnie Sudan Airways sur le tarmac de l'aéroport de Khartoum.
Il n'est pas encore clair dans quelle mesure des voles réguliers peuvent reprendre à l'aéroport international de Khartoum.Image : Mohamed Khidir/Xinhua/picture alliance

C'est une première au Soudan depuis presque trois ans de guerre. Dimanche dernier (31.01), un avion de ligne a pu atterrir à Khartoum, avec à son bord le Premier ministre soudanais. 

Ce vol, qualifié d'historique par les autorités, a eu lieu alors que le gouvernement a fait son retour dans la capitale dont il avait été chassé, au début du conflit, par les paramilitaires des Forces de soutien rapide. 

Cela faisait près de trois ans que le gouvernement se trouvait en exil à Port-Soudan, à plus de 700 km de Khartoum, sur la mer Rouge. 

Il a fallu largement reconstruire et rénover l'aéroport de Khartoum, ravagé par les combats.Image : Mohammed Nzar Awad/Anadolu/picture alliance

Après une série de défaites, c'est à la faveur d'une offensive, lancée au début de l'année dernière, que l'armée du général et dirigeant de facto du pays, Abdel Fattah al-Burhan, avait réussi à chasser les paramilitaires des FSR de la capitale au printemps. 

Depuis, un million de personnes déplacées seraient revenues à Khartoum, selon l'estimation de l'Organisation internationale pour les migrations. 

Le chiffre est impressionnant, alors qu'il ne représente même pas un tiers des 3,7 millions d'habitants qui ont été forcés à fuir hors de la ville, dont les services de base sont aujourd'hui encore ravagés. 

L'atterrissage, dimanche, d'un appareil de la compagnie nationale Sudan Airways, en provenance de Port-Soudan, est donc un événement qui va dans le sens d'une normalisation. 

Le moment est d'autant plus symbolique que l'une des premières infrastructures reprises par l'armée avait été l'aéroport international, qui avait cessé toute activité depuis le début du conflit et où les FSR s'étaient positionnées. Une attaque de drones, peu avant son inauguration à l'automne dernier, avait toutefois rappelé la précarité de la situation. 

Des centaines de milliers de personnes sont contraintes de se réfugier dans des camps de déplacés au Kordofan.Image : El Tayeb Siddig/REUTERS

Et si Khartoum se reconstruit lentement, le conflit n'est toujours pas terminé, ailleurs dans le pays. 

Après avoir conquis El-Facher fin octobre, qui était le dernier bastion de l'armée dans le Darfour, les paramilitaires concentrent désormais leurs offensives dans le Kordofan voisin. Cette région, composée de trois États dans le sud du Soudan, est riche en pétrole et en or.  

Là-bas, les FSR, comme ils l'avaient fait à El-Facher, assiègent les principales villes et les affament. C'est le cas d'El-Obeid, que les paramilitaires encerclent depuis quasiment un an. Ou encore de Kadougli, où 80% de la population a fui les combats.

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