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PolitiqueAfrique du Sud

Donald Trump et Cyril Ramaphosa, le bras de fer se poursuit

Avec agences
27 novembre 2025

Le président américain cherche à exclure l'Afrique du Sud du sommet du G20 de 2026 prévu à Miami aux Etats Unis, ce que Pretoria considère comme une "mesure punitive".

Photo portrait de Trump et Ramaphosa
Donald Trump ne souhaite pas inviter l'Afrique du sud au sommet du G20 en 2026 à Miami.Image : Ting Shen and Alfredo Zuniga/AFP

C'est sur sa plateforme Truth Social que Donald Trump a écrit que sur ses instructions, l'Afrique du Sud ne recevrait pas d'invitation pour la réunion du G20 en 2026 à Miami.Une déclaration qui a suscité l'indignation à la présidence sud-africaine.

Prétoria entend continuer à participer en tant que membre du G20. Dans un communiqué, le bureau du président l'a assuré : "l'Afrique du Sud est un membre indépendant et à part entière du G20", les autorités précisent par ailleurs qu'il s'agit d'un "État constitutionnel souverain et démocratique et n'accepte aucune insulte de la part d'autres pays".

Des accusations de persécution contre les chrétiens

 A l'origine des tensions entre Donald Trump et les autorités sud africaines, des accusations de "persécution" contre la minorité blanche, ce que Pretoria qualifie de "désinformation". Mais le président républicain a de nouveau réitéré ces accusations.

C'est dans ce contexte que les États-Unis ont boycotté le sommet du G20 de cette année, qui s'est tenu les 22 et 23 novembre dans la métropole économique sud-africaine de Johannesburg.Une réunion néanmoins jugée fructueuse par les autres pays du G20 et qui a "réaffirmé l'importance du multilatéralisme", selon le communiqué du bureau du président sud africain.

Le président sud africain et son homologue américain s'étaient rencontrés en mai à Washington.Image : Jim Watson/AFP/Getty Images

En dépit de l'absence de son pays, Donald Trump a critiqué le fait que l'Afrique du Sud ait refusé, à la fin du sommet de faire la passation symboliquement de la présidence qui change chaque année, à un haut représentant de l'ambassade américaine. L'Afrique du Sud a finalement transmis mardi la présidence du G20 aux Etats-Unis, durant une cérémonie discrète au ministère des Affaires étrangères, aucun haut responsable politique américain ne s'était rendu à Johannesburg.

La suspension de l'aide américaine

Outre les menaces de ne pas convier l'Afrique du sud au G20 aux Etats-Unis, Donald Trump a également annoncé que son administration suspendraient toute aide au pays en raison d'une loi sur l'expropriation qu'il juge discriminatoire envers les fermiers blancs.La question foncière est un sujet sensible en Afrique du Sud, où la majorité des terres sont détenues par la minorité blanche, héritage d'une politique d'expropriation de la population noire pendant la colonisation et l'apartheid.
Autre source de tension entre Pretoria et Washington : la plainte pour "génocide" déposée en 2023 devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye par l'Afrique du Sud contre Israël pour sa guerre à Gaza.
Le président américain a imposé des droits de douane de 30% aux produits sud-africains.
Pour le président sud africain Cyril Ramaphosa l'attitude de Washington est "regrettable" alors même que son pays a fait des éfforts pour améliorer les relations diplomatiques entre les deux pays. 

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