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ConflitsUkraine

Désavouée par Washington, l'Ukraine reçoit le soutien réitéré de l'UE

Marco Wolter | Avec agences
16 octobre 2026

Lors d'un sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles, Volodymyr Zelensky a demandé 70 milliards d'euros d'aide supplémentaire pour financer la guerre l'an prochain.

Volodymyr Zelensky lors du sommet de Bruxelles.
Donald Trump veut faire de Volodymyr Zelensky le bouc émissaire de la flambée de prix des carburants aux Etats-Unis, bien qu'elle soit clairement liée à la guerre au Moyen-Orient.Image : Nicolas Tucat/AFP

Alors que, selon une mise en garde de l'Onu, des millions d'Ukrainiens risquent à nouveau d'être déplacés cet hiver en raison des attaques russes sur les infrastructures énergétiques, des logements endommagés et des coûts du chauffage qui explosent, l'Union européenne (UE) assure vouloir continuer à se tenir aux côtés de Kiev.

"Ce n'est pas le moment de retirer notre soutien à l'Ukraine. Ce n'est pas le moment d'alléger les sanctions contre la Russie", a martelé le président du Conseil européen, Antonio Costa, lors d'un sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles ce vendredi (16.10) et auquel a assisté Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien a ainsi reçu le soutien réitéré des 27 qui promettent de ne pas abandonner l'Ukraine.

Dans la pratique, M. Zelensky a expliqué aux chefs d'État et de gouvernement que "la guerre coûtera 155 milliards d'euros l'année prochaine. Et nous avons besoin d'au moins 70 milliards d'euros de plus de votre part."

Donald Trump demande le départ de Volodymyr Zelensky

Ce sommet européen et le rappel du soutien de l'UE à Kiev interviennent alors que les États-Unis de Donald Trump ont une nouvelle fois décidé de tourner le dos au président ukrainien. Donald Trump a récemment conclu un accord sur des exportations de diesel russe avec Moscou et assuré qu'il était "plus difficile de travailler avec Zelensky qu'avec (Vladimir) Poutine", appelant une nouvelle fois au départ de son homologue ukrainien.

Donald Trump et Elon Musk, à travers son réseau Starlink, soufflent le chaud et le froid sur l'Ukraine.Image : Nathan Howard/REUTERS

Jeudi soir, le président américain a vivement critiqué les frappes ukrainiennes sur des raffineries russes. À l'approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, Donald Trump est mis en difficulté par la flambée des prix des carburants, consécutive à la guerre contre l'Iran. Il en impute néanmoins la responsabilité à l'Ukraine.

Hier, l'Ukraine a pourtant été frappée par un millier de drones, a affirmé M. Zelensky. "1 000 ! Mais la partie américaine affirme qu'il est difficile de parler avec Zelensky, qu'il est moins difficile de gérer Poutine, allons bon", a-t-il lancé aux journalistes.

L'armée ukrainienne reste dépendante de Starshield

Le président ukrainien a aussi assuré que les capacités de connexion en Ukraine au réseau Starlink de SpaceX, la société du milliardaire Elon Musk, n'ont pas encore été entièrement rétablies. Mercredi, Kiev s'est plaint de limites pour l'utilisation en mouvement de ce système crucial pour son armée et le déplacement de ses drones.

La constellation de SpaceX comprend le système Starshield, destiné aux usages militaires et utilisé par l'Ukraine. Elon Musk a affirmé que tout ralentissement de Starshield en Ukraine relevait d'une décision du gouvernement américain et non de son entreprise.

Sur ce point, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a dû reconnaître que "Starlink est vraiment indispensable pour l'Ukraine et, malheureusement, l'Europe ne peut pas remplacer cette capacité à court terme".

De nombreux dirigeants européens n'ont pas caché leur frustration face aux humeurs changeantes des États-Unis dans cette guerre. "Bien sûr, vous pouvez voir qu'avec nos alliés américains, c'est très difficile en ce moment", a concédé Kaja Kallas. 

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