Une nouvelle ombre plane sur le SPD
25 mai 2005
A peine 4 mois jusqu´au prochaines élections législatives allemandes le 18 septembre prochain, c´est peu de temps selon Franz Müntefering, mais d´ici là, bien des choses devront être réglées. Notamment une campagne électorale à préparer qui soit capable de redonner une nouvelle impulsion à l´Allemagne - qui ne doit surtout pas s´imaginer qu´elle ne connaît que des problèmes, déclare le chef du
parti social-démocrate, le SPD. Pourtant les problèmes sont là. Chômage, récession, et surtout une population frustrée qui se mobilise de moins en moins lors des élections. Franz Müntefering réaffirme néanmoins sa volonté de poursuivre les réformes de l´agenda 2010 :
"Il faut bien dire qu´au bout de quelques mois seulement, ce grand changement ne fonctionne pas encore de manière optimale. Mais nous sommes certains qu´au cours de l´été et de l´automne à venir, nous constaterons que nous sommes sur la bonne voie".
L´union chrétienne-démocrate, la CDU, doit maintenant elle aussi proposer des solutions concrètes aux problèmes, et ne pas se cantonner à son rôle d´opposition. Il incombe donc à sa présidente, Angela Merkel, de développer un réel concept :
"Nous pensons qu´il est important de montrer qu´il y a des solutions, qu´il y a l´espoir que la population de ce pays aille mieux, que de nouveaux emplois soient créés, et que nous sommes la bonne alternative pour cela".
Mais c´est certainement l´ex chef du SPD, Oskar Lafontaine, qui inquiète le plus les
sociaux-démocrates après l´annonce hier de sa démission :
"Si le SDP fait campagne avec ses fameuses réformes Hartz 4 et son agenda 2010, alors je ne suis plus en mesure de le soutenir, en d´autres termes, je me retire du parti."
Le SPD craint maintenant l´émergence d´un nouveau parti de gauche, une alliance
orchestrée par Oskar Lafontaine entre le PDS, le parti néo-communiste, et un détachement alternatif de gauche, la WASG. Reste à savoir si une telle alliance peut naître en quelques mois seulement.