Questions et réponses pour comprendre le travail des enfants
12 juin 2025
Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), le travail des enfants comprend les travaux pour lesquels les enfants sont trop jeunes, comme les travaux dangereux qui nuisent à leur développement physique ou psychique, ou qui les empêchent d'aller à l'école.
Pourtant, rappelle l’ONG Save The Children, un enfant a le droit d'apprendre et de suivre une formation adaptée à ses besoins et à ses capacités.
A quel âge parle-t-on de travail des enfants ?
Selon l’Unicef, un enfant en dessous de 14-16 ans ne devrait pas travailler, mais être à l’école.
A Madagascar, cependant, la moitié des enfants de cinq à 17 ans travaillent, selon les derniers chiffres de l’Unicef.
L'Organisation internationale du travail (OIT) appelle, par ailleurs, à la pleine ratification de la Convention 138 qui fixe un âge, 15 ans, avant d’exercer un emploi.
Autre problème, selon l’Unicef : le monde ne parviendra pas, comme prévu, à éliminer totalement le travail des enfants d’ici 2025, à commencer par les formes les plus graves, comme l’esclavage ou le recours aux enfants-soldats, notamment en RDC.
Dans quel secteur d’activités constate-t-on le travail des enfants ?
Dans l’agriculture pour plus de la moitié des cas. Par exemple, dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana. Mais aussi dans les activités extractives, comme les carrières de pierre au Bénin ou les mines d’or au Burkina Faso. Ou encore dans l’industrie textile, rappelle l’Unicef.
Il n’est pas rare non plus de voir les enfants dans les marchés et ateliers, ou encore en train de faire la manche dans les rues des villes africaines, parfois avec ou pour leurs parents.
Dans le monde, l’Afrique subsaharienne est la région la plus concernée par le travail des enfants, à côté de l’Asie, de l’Amérique latine et des Caraïbes.
Combien d’enfants sont concernés en Afrique ?
Ils sont 87 millions en Afrique subsaharienne. Cela représente près des deux tiers des enfants qui travaillent dans le monde. En cause, notamment, les conflits et la pauvreté extrême.
En Afrique de l’Est, rappelle l’Unicef, la sécheresse a conduit des enfants à abandonner l’école pour contribuer aux moyens de subsistance de la famille. Le fonds rappelle aussi que la plupart des pays ont des lois qui interdisent le travail des enfants. C’est plutôt une bonne nouvelle, mais il reste à appliquer ces lois et à travailler sur les causes.
L’autre bonne nouvelle, indique l’Organisation internationale du travail, c’est que des progrès sont visibles. Mais l'OIT, s’alignant sur le thème de la journée, appelle malgré tout à accélérer les efforts pour mettre fin au travail des enfants dans le monde.